On avait laissé le crew lisboète sur leur génial premier album Black Diamond, qui posait les bases d’un kuduro impulsif, démentiel et pyromane : une bombe sonore, aux rouages rutilants, dont on attendait la seconde explosion. Trois ans plus tard, ils reviennent avec Komba, qui tire son nom d’une cérémonie de deuil angolaise, en hommage orgiaque et hédoniste au défunt. Ici, pourtant, les producteurs Lil’ John et Riot balancent un peu plus du côté mort que de celui des vivants. Malgré quelques titres efficaces (Voodoo Love, (We Stay) Up All Live...), le diamant a dans l’ensemble perdu son côté brut, le groove paraît moins jouissif, les compos plus policées et systématiques, l’esprit moins fou... ou la déception d’un disque qui fait un peu « pschiiit ».